Portrait inspirant : Wawapod

Au détour d’une galerie, nous rencontrons cet artiste en joie et en couleurs, dont les œuvres aux tons cartoonesques détonnent avec la grisaille et la morosité du quotidien.

Est-ce que tu pourrais te présenter rapidement ?

Je m’appelle Warren Podguszer, je viens d’avoir 30 ans. J’ai une formation de préparateur en pharmacie, métier que j’ai exercé pendant un certain nombres d’années.

L’art m’est venu il y a 4 ans. J’ai commencé à créer avec mon téléphone en bricolant des photos. Et puis j’ai mis ça sur toile

Qui sont les artistes qui t’inspirent ?

Mes grandes références, sont des gens comme Speedy Graphito, ou des stars comme Banksy, Keith Harring, ou Roy Lieschenstein. Ce sont vraiment ces figures du pop-art et du street-art qui me plaisent.

Comment tu décrirais ton travail ?

On m’a déjà demandé si je me sentais “un artiste engagé”. Je dirais que je me sens citoyen, et donc que certaines de mes œuvres peuvent prendre une dimension politique, mais dans des tons joyeux et colorés. Mais ça ne fait pas de moi un artiste militant, loin de là !

Je fais plus dans le sociable plus que dans le social.

Je décrirais mon travail comme un travail de recherche et d’assemblage : je met en lien des figures connues de la pop-culture et y intègre des citations et des hommages, toujours dans des tons joyeux et colorés (je me répète, mais ce sont mes maîtres mots)

Ma dernière exposition s’intitule “une âme d’enfant devenu papa”. Je crois qu’il y a une dimension nostalgique dans mes œuvres : quand je travaille, j’essaye de retrouver mon état d’enfance en assemblant des figures de la pop-culture comme Dragon Ball, les Pokémon, ou les Disney. C’est aussi une manière de rendre l’art plus accessible.

Je met en avant le travail d’autres artistes connus, un peu àla manière d’un vulgarisateur..

C’est un peu ma fierté, d’attirer à moi des gens qui avant n’avais jamais mis les pieds dans une galerie d’art. Parce qu’il faut bien admettre que le milieu de l’art à encore une apparence très élitiste. C’est dommage, parce que le principe de la culture, c’est d’être pour tous !

Aujourd’hui, quelle relation as-tu ou voudrais tu tisser avec ton public, notamment en temps de COVID et de confinement ?

J’ai de la chance, parce qu’avec mes différentes communautés sur les réseaux, on échange beaucoup. Ils répondent à mes story, ils interagissent beaucoup.

Photo by Adrien Olichon on Unsplash

C’est ce qui m’a permis de rassembler les gens autour de ma dernière exposition à la galerie 389, un lieu dans le 20ème arrondissement. Ça a été l’occasion de rencontrer beaucoup de monde pour la première fois. Et certains n’avaient jamais fait d’expo de leur vie, c’était vraiment très gratifiant pour moi !

Publier du contenu sur les réseaux, pour toi, ça fait parti du processus créatif ?

Oui, carrément. Les réseaux sociaux, c’est un super moyen de partager, de voir ce que ça évoque, créer de interaction. Je publie quasi tous les jours et c’est l’occasion pour moi de tester des choses.

Monétiser ce que tu publies sur les réseaux, ça ferait sens ?

Comme n’importe quel artiste, j’ai besoin de soutien. Ne serait-ce que parce que j’ai besoin d’avoir un lieu, payer un agent, et puis je continue à vendre mes toiles sur une boutique.

Et je suis déjà sur Artsper.

Mais monétiser des contenus, ça participe aussi à donner de la valeur à mon travail.

Apollon veut mettre en avant la culture sur son réseau. À quel point tu trouves ça nécessaire ?

Personnellement, la culture, elle m’a sauvée.

Je trouve qu’on le dit pas assez, mais la culture est omniprésente sur les réseaux sociaux aujourd’hui. C’est ce bon côté des réseaux qu’il faut montrer, plutôt que d’orienter les projecteurs sur les mauvais côtés. La haine, le complotisme, les fake news…

Et là-dessus, je pense qu’Apollon va pouvoir montrer cet aspect dont on a cruellement besoin. C’est justement parce que sur les autres réseaux, la culture est présente, mais pourtant invisible. Ici, on n’entendra qu’elle. Donc, on n’entendra que nous.

Retrouvez le travail de Wawapod tout le mois de septembre au vertical art, 181 Rue du Chevaleret, 75013 Paris

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Le réseau social des créateurs inspirants

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